Une question pour ‘Fake News’

Est-il possible de créer une base de données ou un outil fiable permettant d'examiner la crédibilité d'une information?

Les conséquences négatives de la désinformation et des «fausses nouvelles» affectent directement la vie de millions de personnes dans le monde entier. L’implication de la désinformation sous la forme de «nouvelles» en Amérique, l’élection française, le Brexit et d’autres événements critiques en Amérique et en Europe sont des exemples qui confirment sa vaste influence dans le monde.

Les raisons pour lesquelles nous devons trouver, dès que possible, une solution à ce problème sont plus importantes que nous ne pouvions l'imaginer: si un média n'a pas les outils pour évaluer une information provenant de l'environnement numérique chaotique d'aujourd'hui, il ne le fait pas. approprié pour produire un journalisme valide. Si les données d'un support sont à chaque fois peu fiables, cette source d'informations sera bientôt inscrite sur la longue liste de milliers de sites et d'émetteurs diffusant les fausses informations sur Internet.

Je suis convaincu que, dans une perspective à long terme, le manque de fiabilité entraîne non seulement une mauvaise réputation (certaines personnes, bien sûr, elles peuvent exploiter temporairement les fruits de cette situation étrange et absurde sur le plan financier), mais aussi un déclin économique, des ravages et finalement la non-fiabilité journalisme.

Pour ces raisons qui associent les médias de masse à la démocratie, aux libertés et droits civils et individuels, je pense que ma question est la plus urgente à laquelle le journalisme soit confronté actuellement. Il est lié au besoin immédiat de créer une base de données et d’autres outils permettant aux journalistes eux-mêmes d’examiner les indicateurs de qualité de l’information dans une salle de presse. Ce problème n’a pas une importance secondaire, mais un problème essentiel qui relie le journalisme à son cœur.

De nombreux centres de recherche et universités du monde entier expérimentent l'intelligence artificielle et d'autres supports afin de distinguer des informations fiables des informations fausses via la reconnaissance de formes et l'analyse d'informations. Facebook et Google tentent de créer des algorithmes permettant d'identifier les informations via l'intelligence artificielle. Je sais aussi que le Reed College of Media de l’Université de Virginie-Occidentale présente un cours sur l’intelligence artificielle à son Media Innovation Center, qui comprend deux projets axés sur l’utilisation de l’IA pour détecter et combattre les faux articles de presse.

Il sera utile de créer un réseau de collaboration avec différentes institutions et équipes et d’être plus efficace dans la recherche et les résultats. À mon avis, ce type de coopération doit impliquer des chercheurs de différents domaines: journalistes, programmeurs, linguistes et de nombreux autres scientifiques et professionnels. Trouver un moyen d'examiner et d'évaluer l'exactitude scientifique avec l'indicateur de qualité de divers types d'informations et de créer la base de données et les outils permettant de vérifier la fiabilité des données.

Dans ma vie professionnelle, j’ai souvent dû relever le défi de traiter des questions très controversées avec des informations douteuses et suspectes. Je peux évaluer sous plusieurs angles la qualité des informations et la reconnaissance des caractéristiques spécifiques qui en valent la peine ou non. Cependant, cette capacité n'est pas suffisante. C’est une sorte de procédure subjective et analogique qui repose sur mes valeurs, mon goût et mes faiblesses personnelles.

Un journaliste, sans aucune assistance technologique spécifique, n'est pas en mesure de gérer de manière fiable la qualité des informations provenant de la nature chaotique des réseaux d'informations contemporains. N'oubliez pas que dans notre environnement informatif actuel, les «fausses nouvelles» possèdent souvent tous les attributs d'informations fiables ou proviennent parfois de sources fiables généralement reconnues. La distinction de leur crédibilité n’est pas une tâche facile.

Un journaliste est incapable, à lui seul, d’évaluer une information dans certains cas, mais il est responsable de sa meilleure transmission. C'est pourquoi j'insiste sur l'implication directe des journalistes dans cette nouvelle procédure d'évaluation. Facebook, Google et d'autres institutions peuvent avoir des priorités ou des intérêts différents dans cette situation unique. Les journalistes doivent faire partie de cet effort car ils doivent rester responsables de la transmission et du traitement de l'information. Ils ont le contexte, et principalement le code d'éthique, pour examiner, évaluer et diffuser, avec leur signature, l'actualité.