Comment j'ai trouvé mon propre chemin de recherche et créé mes propres outils

Comment les Canadiens vivent-ils leurs expériences nationales communes en tant que pays, avec Radio-Canada et, plus important encore, pas avec Radio-Canada?

Cette note collante sur mon bureau me rappelait chaque jour mon projet de recherche: cerner l’intersection des Canadiens, de leur radiodiffuseur public et d’une expérience nationale commune.

Cette petite zone noire est le point que j'ai été embauché pour essayer de cerner. Il représente l'intersection entre les Canadiens, leur diffuseur public et une expérience nationale commune.

Une expérience nationale partagée est un grand événement qui ne peut toucher qu'une partie du Canada, mais qui suscite l'intérêt de l'ensemble du pays. Ce pourrait être les feux de forêt en Colombie-Britannique, lorsque les Canadiens se sont mis à l'écoute pour comprendre leurs répercussions sur la faune et la nature. Ce pourrait également être les Jeux olympiques, lorsque le pays s’écoutera en direct pour regarder Tessa et Scott remporter la médaille d’or. Les célébrations nationales comme la fête du Canada et les élections ont également cet effet sur le pays.

La question de savoir comment les Canadiens vivent des expériences nationales partagées avec CBC / Radio-Canada est née de la nécessité d’harmoniser notre compréhension de notre auditoire et de la manière dont ils vivent des événements importants, tels que les Jeux olympiques ou les élections. Il est important d’envisager ces événements de manière globale, car c’est la façon dont notre public les ressent - tous à la fois, sur plusieurs plates-formes et avec plusieurs sources d’information.

Pour capturer cette image plus grande, je devais prendre du recul. Afin de tisser ensemble l'histoire de l'expérience, j'ai rassemblé des données provenant de multiples plates-formes, sources et personnes. En tant que chercheuse à la CBC, mon aventure a consisté à rechercher des mentors auprès de plusieurs départements lorsque j’en avais besoin, à utiliser mes propres méthodes avec mes propres outils et à disposer de beaucoup d’espace pour suivre les chemins que mes données me donnaient.

Avec toutes ces expériences personnelles, voici trois choses que j'ai apprises lors de recherches exploratoires pour une entreprise nationale:

1. Pas de manuel d'instruction? Aucun problème. Suivez votre curiosité

Mon travail était autonome et on ne me disait pas quels outils ou techniques appliquer. J'avais la liberté d'élaborer un plan de recherche inductif qui me permettait de suivre un chemin allant de la curiosité à l'observation en passant par la théorie. C'est le type de structure nécessaire pour découvrir des informations objectives.

J'ai décidé d'analyser les données de Google Trends car je pensais qu'elles révéleraient l'expérience utilisateur des Jeux olympiques avant leur arrivée à la CBC. Les données internes nous indiquent quand les utilisateurs regardent une émission ou regardent un reportage sur CBC.ca, mais ne nous indiquent pas quand ils recherchent activement l'événement lui-même.

J'ai constaté que pendant les Jeux olympiques de PyeongChang, les Canadiens ne cherchaient pas les Jeux olympiques pendant leur pause-déjeuner à cause du décalage de 12 à 16 heures. Les décalages horaires ont une incidence importante sur les habitudes des utilisateurs et, par conséquent, les radiodiffuseurs doivent fournir du nouveau contenu lorsque les Canadiens le souhaitent: des résumés le matin et des liens pour une couverture en direct le soir.

2. Jeter un large filet (ou un grattoir de données) et aller en profondeur

Capturer des environnements d’actualités complets sur les médias sociaux est différent de la réalisation d’une analyse de la concurrence, cette dernière nécessitant des concurrents choisis au préalable. Ma stratégie de recherche sur Twitter et YouTube avec les termes généraux de l'événement (tels que «élection en Ontario» ou «Kathleen Wynne») signifiait que je capturais toutes les interactions possibles avec un événement sur une plate-forme spécifique, agnostique de la source d'informations.

Un des résultats a été une visualisation en réseau des conversations autour d'un événement sur Twitter et des recommandations pour des recherches liées à un événement sur YouTube. J'ai sondé les aspects de ces environnements sociaux pour en savoir plus sur l'expérience des utilisateurs de CBC.

Visualisation réseau des recommandations de vidéos YouTube pour les termes de recherche liés aux élections. Way (way) plus sur ce sujet ici.

Prendre du recul vous permet de zoomer sur des groupes spécifiques. Avec des millions de tweets pour certains événements et de multiples ensembles de données contenant des recommandations pour différents termes de recherche YouTube, l’avantage de revenir en arrière à l’ère numérique réside dans le fait que vous pouvez choisir rétroactivement l’aspect de vos résultats que vous souhaitez approfondir. Le résultat de mes recherches approfondies dans les données de recommandation de YouTube a été un article de CBC Toronto News sur un journaliste du 11 septembre qui s'est avéré plus recommandé que CBC sur YouTube. Je suis fier que l’article et un article de Medium sur mes méthodes aient été publiés bien avant le jour du scrutin.

3. Faites votre propre chose, fabriquez vos propres outils

CBC / Radio-Canada m'a donné l'occasion inestimable, en tant que chercheur en herbe, de prendre en charge la direction prise par mes recherches. Cela m'a donné du pouvoir et m'a permis de rester impliqué dans mon travail. J'ai utilisé une combinaison de méthodes - certaines que je connaissais déjà, ainsi que de nouvelles pratiques. Je n’étais pas obligé de faire appel à des outils de recherche d’entreprise, car j’avais trouvé toutes mes propres sources de données et outils d’analyse. Cette ouverture m'a appris à penser par moi-même et à prendre en main les décisions de recherche que je prends. Cette respiration a nourri ma passion et ma curiosité au quotidien.

Regard sur l'avenir: recherche commune sur l'expérience nationale comme fondement de la conception de services

S'engager dans cette recherche avec CBC nous a laissé beaucoup plus de questions. Comment les Canadiens donnent-ils un sens à une expérience qui leur est inévitablement transmise par plusieurs sources de nouvelles sur plusieurs plateformes? Qu'est-ce que cela signifie de voir des informations trompeuses à côté du contenu de CBC / Radio-Canada sur une plateforme que nous, en tant que CBC, ne pouvons pas contrôler? Répondre à ces questions est difficile, mais essentiel, en raison de la manière toujours changeante dont les gens consomment l'information. L’esprit d’apprentissage est nécessaire pour prendre en compte l’évolution du paysage et concevoir de manière proactive des expériences pertinentes pour le public de CBC / Radio-Canada.

La question est alors de savoir comment concevoir intentionnellement la manière dont les Canadiens interagissent avec des expériences nationales communes et développons une relation avec CBC au fil du temps. Répondre à cette question nécessite d'écouter les Canadiens, de remettre en question nos hypothèses et d'aborder les choses d'une manière holistique. CBC adopte cette approche avec une pratique connue sous le nom de conception de services. Je considère la recherche partagée sur l'expérience nationale comme une plateforme pour la conception de services. Concevoir des études de recherche autour des événements signifie que vous pouvez comprendre plusieurs points de contact ensemble, puis comprendre l'expérience holistique que vous essayez d'améliorer.

Le bureau de la Société Radio-Canada au centre-ville de Toronto. (Alexa Pavliuc / CBC)

Alors que je commence un nouveau chapitre de ma vie (une maîtrise en science des données au Royaume-Uni!), Je vais encourager CBC de côté, en gardant un œil sur les notifications push de mon application CBC News et le fil Instagram Story.